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© Vladimir Poutine en uniforme militaire dans la région de Koursk
Le Parlement russe a promulgué une nouvelle législation accordant à Vladimir Poutine le pouvoir d'ordonner le déploiement de l'armée à l'étranger afin d'intervenir pour « protéger » des citoyens ou des ressortissants russes. Cette mesure légale a été adoptée pour couvrir les situations d'arrestation ou de poursuites pénales dans des juridictions étrangères ou internationales que Moscou ne reconnaît pas.
Cette extension des pouvoirs présidentiels s'articule autour des points suivants :
Cette décision inquiète vivement en Europe, notamment dans les pays baltes, qui redoutent depuis plusieurs années d’être les prochaines cibles de la stratégie russe.
Le Parlement russe a approuvé une nouvelle loi qui donne à Vladimir Poutine une base légale plus large pour envoyer l’armée hors des frontières du pays. Le texte autorise Moscou à déployer des forces à l’étranger afin de « protéger » des citoyens russes arrêtés, interrogés, poursuivis ou, selon les autorités russes, menacés par des États étrangers, des juridictions internationales ou des organisations dont la Russie n’est pas membre.
Cette décision inquiète vivement en Europe, notamment dans les pays baltes, qui redoutent depuis plusieurs années d’être les prochaines cibles de la stratégie russe. Pour Kiev et plusieurs capitales européennes, ce texte pourrait servir de justification à de nouvelles opérations militaires, sous couvert de défendre des Russes ou des russophones hors de Russie.
Le président de la Douma (le chef de la chambre basse du Parlement russe), Viatcheslav Volodine, a défendu la loi en accusant la justice occidentale d’être devenue « une machine répressive » destinée à punir les décisions qui ne correspondent pas aux intérêts européens. Selon lui, Moscou doit, dans ce contexte, « tout faire pour protéger ses citoyens à l’étranger ». Vladimir Poutine dispose désormais de quatorze jours pour signer le texte afin qu’il entre en vigueur.
Cette logique rappelle les arguments utilisés par Moscou pour justifier l’invasion de l’Ukraine en 2022. Le Kremlin affirmait alors vouloir protéger les russophones d’Ukraine, présentés comme victimes de discriminations par Kiev. Depuis, la Russie continue d’exiger le rétablissement du statut de la langue russe et de l’Église russe en Ukraine dans le cadre d’un éventuel accord de paix.
À Kiev, la réaction a été immédiate. Le porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères, Heorhii Tykhyi, a dénoncé une décision relevant de « l’anarchie agressive ». Selon lui, en donnant à Poutine un droit presque illimité d’utiliser la force à l’étranger sous prétexte de protéger ses citoyens, la Russie admet que l’agression est devenue une norme de sa politique.
Même si le Kremlin n’a sans doute pas besoin d’un texte formel pour agir, cette loi apparaît comme un signal d’alarme majeur pour les voisins de la Russie.
Par Africa24monde avec Regard Sur l'Afrique