Les banques centrales égyptienne et tunisienne signent un protocole d'accord pour renforcer la coopération bancaire
La Banque centrale d'Egypte (CBE) et la Banque centrale de Tunisie ont signé un ...
© Société Générale Cameroun (SGC) devient General Bank of Cameroon (GBC) après son rachat par l’État
Suite à son rachat total par l'État du Cameroun, Société Générale Cameroun (ex-SGBC) change de nom et devient la General Bank of Cameroon (GBC). Cette transition fait suite à l'acquisition de 83,68 % du capital par l'État, actant ainsi le départ du groupe français. Pour les clients, les autorités ont assuré qu'aucun changement immédiat n'interviendra dans le fonctionnement de la banque. Les cartes, comptes et conditions restent inchangés pendant la phase de transition.
L’État du Cameroun a bouclé, le 12 mai 2026 à Douala, le rachat de 58,08% du capital de Société Générale Cameroun (SGC), portant sa participation totale à 83,68% dans cette banque jusqu’ici contrôlée par le groupe français Société Générale. Dans la foulée, l’établissement a changé de nom pour devenir General Bank of Cameroon (GBC), a annoncé le ministre des Finances, Louis Paul Motazé.
Pour les autorités camerounaises, cette opération doit se faire sans perturbation pour les clients. « Pour les clients, rien, absolument rien ne change. Toutes les dispositions sont prises pour que le fonctionnement de la banque reste le même et que la transition soit gérée, maîtrisée par les deux parties. Tout ce qui concerne logiciel, système informatique, etc. va être géré dans ce cadre », a assuré Gilbert Didier Edoa, secrétaire général du ministère des Finances.
La finalisation de la transaction est intervenue après l’obtention, fin avril 2026, de l’avis de non-objection de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac), le régulateur du secteur bancaire dans la Cemac.
L’accord de cession entre l’État du Cameroun et le groupe Société Générale avait été signé le 15 juillet 2025. Le montant de l’opération s’élève à 129 milliards de FCFA TTC.
Mais la prise de contrôle de cette banque par l’État ne devrait être que temporaire. À la lecture du communiqué publié le 15 juillet 2025 par le ministre des Finances, l’opération apparaît davantage comme une transition destinée à encadrer le retrait du groupe Société Générale du Cameroun que comme un choix durable de renforcement de la présence publique dans le secteur bancaire.
Dans ce document, Louis Paul Motazé expliquait que cette prise de contrôle visait, d’une part, à garantir la continuité et la pérennité des activités de la banque, et, d’autre part, à protéger les intérêts des clients, des partenaires et du personnel.
Surtout, le ministre des Finances y évoquait déjà, « à terme », l’ouverture du capital à d’autres partenaires stratégiques nationaux et internationaux. Autrement dit, après la reprise par l’État, une nouvelle évolution de l’actionnariat de la banque se profile.
Cette perspective semble d’autant plus plausible que, selon plusieurs observateurs du secteur bancaire, les partenaires financiers du Cameroun, dont le FMI, encouragent le gouvernement à se désengager des établissements bancaires qu’il a récemment contribué à sauver, comme Union Bank of Cameroon (UBC), NFC Bank ou encore CBC.
En prenant le contrôle de Société Générale Cameroun, rebaptisée GBC, l’État sécurise donc la continuité de l’activité à court terme. Mais, en arrière-plan, c’est déjà la question de la future recomposition du capital de la banque qui se dessine.
Par Africa24monde avec RSA