La révolution silencieuse de l’acquisition de défense américaine
Le Pentagone a annoncé aujourd’hui des accords-cadres qui le positionnent pour ...
© Le Premier ministre Pedro Sánchez et Donald Trump en 2018. (REUTERS)
Le Premier espagnol Sanchez condamne le génocide, la guerre US contre l’Iran et le quasi triplement des budgets militaires au profit des multinationales US. Du coup, l’ambassade US à Madrid prépare un coup d’État moderne pour imposer un gouvernement droite + fascistes.
Cette confrontation est présentée comme une question de géopolitique ou de droit international, mais il est plus juste de la comprendre comme une affaire de politique intérieure qui influence la politique étrangère. La culture politique pacifiste historique de l'Espagne, la dynamique du gouvernement de coalition de gauche actuel et les enjeux électoraux nationaux contribuent à expliquer la position ferme de Madrid.
L'ancien Premier ministre espagnol José Luis Rodríguez Zapatero fait l'objet d'une mise en examen formelle en Espagne pour trafic d'influence, blanchiment de capitaux, organisation criminelle et faux en écriture. Cette affaire judiciaire n'a pas été directement publiée par l'ambassade américaine, mais repose sur des preuves technologiques clés fournies par les services de sécurité des États-Unis à la justice espagnole.
Le rôle des États-Unis et de l'ambassade
Les faits reprochés à Zapatero
« Non à la guerre. » « Non aux violations du droit international. » et « Non à l’illusion que nous pouvons résoudre les problèmes du monde avec des bombes. »
Dans son récent discours, Sánchez a fait explicitement référence à la guerre d'Irak de 2003 : « Il y a vingt-trois ans, une autre administration américaine nous a entraînés dans une guerre au Moyen-Orient », a-t-il déclaré. « Une guerre qui, en théorie, était alors présentée comme une guerre visant à éliminer les armes de destruction massive de Saddam Hussein, à instaurer la démocratie et à garantir la sécurité mondiale, mais qui a au contraire déclenché la plus grande vague d'insécurité que notre continent ait connue depuis la chute du mur de Berlin.»
En 2003, le Premier ministre José María Aznar a rejoint la coalition menée par les États-Unis pour renverser Saddam Hussein. Cette décision a provoqué des manifestations massives à travers le pays et a contribué en partie à la défaite d'Aznar aux élections de 2004. Son adversaire, José Luis Rodríguez Zapatero, du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), a fait campagne sur la promesse de retirer les troupes d'Irak, une promesse qu'il a tenue dès son entrée en fonction.
La guerre d'Irak a profondément marqué l'opinion publique espagnole quant à l'intervention militaire au Moyen-Orient, et son héritage explique la volonté de Sánchez de prendre ses distances avec la guerre Iran-Irak. Sa position n'est pas uniquement idéologique : elle reflète le souvenir des conséquences politiques désastreuses qu'un alignement sur les interventions américaines peut engendrer pour un gouvernement espagnol.
Sánchez s'est forgé une réputation de survivant infatigable aux crises politiques. Malgré la baisse de sa popularité et les scandales qui secouent son parti et son entourage, il semble miser sur l'impopularité profonde de Trump en Espagne, qui finira par jouer en sa faveur, notamment auprès de son électorat de gauche.
Africa24monde Par Tinno BANG MBANG