Sahara Occidental : Bamako retire sa reconnaissance de la "RASD" et soutient le plan d’autonomie de Rabat
Bamako avait reconnu la République arabe sahraouie démocratique en 1980. Sa ...
© Le ministre des Affaires étrangères de la Sierra Leone, Timothy
La médiation de la Cédéao est à nouveau critiquée à Bissau, sept mois après la prise de pouvoir des militaires et l'annulation du processus électoral. Le chef de la délégation, le ministre des Affaires étrangères de la Sierra Leone, Timothy Kabba, a créé la surprise en annonçant qu'une révision constitutionnelle serait soumise à référendum. L'opposition affaiblie, avec des leaders forcés au silence ou à l'exil, dénonce une ingérence et critique la médiation « ratée » de l'organisation régionale.
C'est depuis Lisbonne que s'exprime Elton Infanda, porte-parole de l'équipe de Fernando Dias, vainqueur autoproclamé des élections avortées de novembre 2025. Selon lui, la Cédéao a outrepassé son mandat de médiateur. « La Cédéao ne fait qu'agrandir le problème ! Plus aucun Bissau-Guinéen ne croit en son impartialité! En annonçant la tenue d'un référendum constitutionnel, l'organisation légitime tout ce que les militaires putschistes ont fait depuis leur prise du pouvoir. En tant que médiateurs, ils n'ont même pas consulté l'opposition ! »
« Ils préparent leur futur »
Le texte n'a pas encore été promulgué par le président Horta N'Tam, mais l'opposition estime qu'une nouvelle Constitution pourrait avoir de sérieux impacts sur les élections dont la date a été fixée en décembre 2026. « Nous n'acceptons pas un changement de Constitution imposé par un groupe qui a pris le pouvoir de façon illégale. Que vont-ils nous imposer pour les prochaines élections ? Quels candidats vont-ils autoriser ? Ils préparent leur futur ! »
En réponse aux critiques de l'équipe de Fernando Dias, la Cedeo précise dans un communiqué qu'elle n'a pas « validé un processus constitutionnel au nom du peuple de la Guinée-Bissau », mais qu'elle s'est contentée de « communiquer la feuille de route politique discutée avec les autorités nationales ».
Par Africa24monde avec RFI