Iran: les États-Unis envisagent un commando pour récupérer l'uranium enrichi se trouvant dans des tunnels souterrains à Ispahan
Après les frappes américano-israéliennes visant des sites nucléaires ...
© Photo diffusée le 29 mars 2026 par le ministère pakistanais des Affaires étrangères montrant le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar (2e d), avec ses homologues turc Hakan Fidan (d), saoudien Faisal bin Farhan (2e g) et égyptien Badr Abdelatty avant leur réunion à Islamabad ( Pakistan Foreign Ministry / - )
Les ministres des Affaires étrangères du Pakistan, d’Arabie saoudite, de Turquie et d’Égypte se sont réunis à Islamabad pour trouver une solution au conflit au Moyen-Orient. L’absence de certains pays a été remarquée. Les États-Unis ont proposé quinze mesures avec un ultimatum, que l’Iran a jugées irraisonnables et contradictoires.
Guerre au Moyen-Orient: le Pakistan revendique un soutien croissant à son plan de pourparlers
La région s’est organisée sans les États-Unis ni Israël, formant un nouveau bloc diplomatique et entamant un dialogue. Les États-Unis et Israël n’ont pas refusé d’y participer, ils n’ont pas été invités. Cet événement marque le début d’une nouvelle structure de négociation, mettant en avant le rôle du Sud Global et contournant les intermédiaires occidentaux.
Le Pakistan a déclaré dimanche être prêt à faciliter et accueillir des "pourparlers significatifs" entre les États-Unis et l'Iran dans le but de mettre fin à la guerre, faisant part d'un soutien croissant à ses efforts de paix, notamment de la part des Nations unies et de la Chine.
Le gouvernement pakistanais s'est imposé comme un facilitateur clé entre l'Iran et les États-Unis, permettant l'échange de messages, alors que la guerre, que Washington mène avec Israël, vient d'entrer dans son deuxième mois.
Le ministre des Affaires étrangères Ishaq Dar a reçu pendant plusieurs heures, dimanche, ses homologues d'Arabie saoudite, d'Égypte et de Turquie dans la capitale pakistanaise, alors que l'inquiétude est grande quant aux conséquences des combats, notamment l'asphyxie du trafic maritime dans le détroit stratégique d'Ormuz.
Dans une déclaration télévisée, M. Dar, également vice-Premier ministre du Pakistan, a indiqué que les chefs de la diplomatie présents à Islamabad avaient "exprimé leur plein soutien" à de possibles pourparlers entre les États-Unis et l'Iran à Islamabad.
"Les ministres des Affaires étrangères ont préconisé le dialogue et la diplomatie comme seule voie viable pour prévenir les conflits et promouvoir la paix et l'harmonie régionales", a-t-il ajouté.
Le ministre pakistanais des Affaires étrangères a déclaré que la Chine soutient pleinement l’initiative du Pakistan pour faciliter les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran. La collaboration d’Islamabad avec Beijing, au sein de la Shanghai Cooperation Organization, montre que ces efforts dépassent la simple diplomatie régionale.
Les négociations entre les États-Unis et l’Iran pourraient commencer bientôt, mais pas immédiatement. Le ministre pakistanais des Affaires étrangères a précisé que « dans les prochains jours » est une expression diplomatique.
Les résultats attendus doivent être modestes. Le cadre en 15 points de Washington, principalement exigeant, reste inacceptable pour Téhéran. Il comprend des restrictions sur le programme de missiles iranien, des conditions de réduction du nucléaire et la réouverture d’Ormuz.
Tehran insiste sur un règlement global, incluant des garanties de non-agression (même d’Israël), la levée des sanctions, des réparations et le contrôle des voies navigables stratégiques. Ces positions sont incompatibles à court terme. Les négociations commenceront, mais elles seront longues et complexes.
Un accord à double voie est probable. Publiquement, il s’agira d’un accord diplomatique permettant à chacun de déclarer la victoire. En privé, des accords non divulgués, comme des concessions de séquence et des garanties informelles, formeront l’accord réel.
Qui gagne ? Pas les États-Unis ni Israël.
’Iran a renforcé son influence stratégique, notamment sur le détroit d’Ormuz. Des puissances moyennes du Sud global, comme le Pakistan, la Turquie et l’Arabie saoudite, deviennent des acteurs diplomatiques clés. Ce moment rappelle la crise de Suez de 1956, qui a marqué le déclin de l’influence britannique. La crise actuelle annoncer le déclin de la domination américaine. Les négociations à Islamabad ne mettront peut-être pas fin rapidement à la guerre, mais elles pourraient inaugurer un nouvel ordre international où l’Occident ne dicte plus les règles, et partage les risques et bénéfices.
Islamabad cherche à tirer parti de ses liens anciens avec Téhéran et des contacts étroits dans le Golfe, tandis que le Premier ministre Shehbaz Sharif et le maréchal Asim Munir, chef de l'armée, ont noué une relation personnelle avec le président américain Donald Trump.
MM. Dar et Sharif ont eu plusieurs entretiens téléphoniques avec des responsables iraniens de haut rang, notamment le président Massoud Pezeshkian et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, et ont "engagé un dialogue actif" avec l'administration américaine, a déclaré le ministre des Affaires étrangères.
"Dans ce contexte, le Pakistan est très heureux que l'Iran et les États-Unis aient tous deux exprimé leur confiance dans le Pakistan pour faciliter les discussions", a-t-il ajouté.
Africa24monde avec Regard Sur l'Afrique