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© Washington et Téhéran ont trouvé un accord pour un cessez-le-feu d'une durée de deux semaines
Les États-Unis et l'Iran se sont mis d'accord pour un cessez-le-feu de deux semaines en échange d'une réouverture du détroit d'Ormuz, un peu plus d'une heure avant l'expiration de l'ultimatum de Donald Trump qui menaçait de détruire la République islamique.
Washington et Téhéran ont trouvé un accord pour un cessez-le-feu d'une durée de deux semaines. Une solution saluée par les marchés boursiers mais également par plusieurs dirigeants, à l'instar d'Emmanuel Macron.
Les États-Unis et l'Iran se sont mis d'accord sur un cessez-le-feu de deux semaines. Auparavant, le président américain Donald Trump a annoncé reporter de deux semaines les attaques contre les infrastructures iraniennes.
«Pendant deux semaines, le passage en toute sécurité à travers le détroit d'Ormuz sera possible grâce à une coordination avec les forces armées iraniennes et en tenant dûment compte des limitations techniques», a publié sur X, Seyed Abbas Araghchi, ministre des Affaires étrangères d'Iran.
«Un grand jour pour la paix mondiale! L'Iran le souhaite, ils en ont assez! Tout le monde aussi! Les États-Unis d'Amérique apporteront leur aide pour fluidifier le trafic dans le détroit d'Ormuz», a publié sur Truth Social, le président des États-Unis, Donald Trump, en rajoutant la déclaration de l’Iran.
Après plus de cinq semaines de frappes israélo-américaines sur l'Iran, Téhéran a indiqué mercredi à l'aube que des pourparlers se dérouleront à partir de vendredi avec Washington. Ces discussions se dérouleront au Pakistan, médiateur clé dans la guerre au Moyen-Orient.
"A la suite de discussions avec le Premier ministre Shehbaz Sharif et le maréchal Asim Munir, du Pakistan, au cours desquelles ils m'ont demandé de suspendre l'intervention militaire prévue ce soir contre l'Iran, et sous réserve que la République islamique d'Iran accepte l'ouverture totale, immediate et sécurisée du détroit d'Ormuz, j'accepte de suspendre les bombardements et les attaques contre l'Iran pour une période de deux semaines", a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social.
«L'un des points importants du cessez-le-feu de deux semaines entre l'Iran et les ennemis américano-sionistes concerne la situation dans le détroit d'Ormuz pendant ces deux semaines», annonce l'agence de presse Tasnim.
Selon le journal italien La Repubblica le président des États-Unis, Donald Trump, a accepté un cessez-le-feu avec l’Iran sans obtenir en retour quelque chose qu’il exigeait lorsque l’opération militaire a commencé.
Ainsi, lorsque le président américain a ordonné les frappes contre l’Iran, il a fait comprendre qu’il recherchait un changement de régime et qu’il appelait ouvertement la population du pays à descendre dans la rue. Mais depuis, les messages émanant de la Maison-Blanche sont devenus de plus en plus flous et contradictoires, et les objectifs affichés de l’opération ont changé, note le journal. Lorsque l’Iran a riposté, bloquant de fait le détroit d’Ormuz, la priorité est devenue la réouverture de ce dernier. Les conséquences économiques de cette mesure ont commencé à se faire sentir même aux États-Unis, provoquant le mécontentement de la base électorale du mouvement MAGA (Make America Great Again), estime La Repubblica.
La proposition iranienne en dix points a été qualifiée par le locataire de la Maison-Blanche de «base de travail permettant de mener des négociations». Le document implique, entre autres, la levée des sanctions, le versement de compensations pour les dommages et la reconnaissance du droit de l’Iran à enrichir l’uranium, alors que le contrôle du détroit d’Ormuz reste à Téhéran. Si ces points constituent la base de l’accord, il sera difficile de comprendre pourquoi Donald Trump a engagé cette guerre et comment Israël pourra accepter une telle issue, note le journal.
Un cessez-le-feu qui ne marque pas la fin de la guerre pour le moment
Il s'agira " d'un cessez-le-feu réciproque", a ajouté Donald Trump selon qui les Etats-Unis "ont déjà atteint et dépassé tous nos objectifs militaires" depuis le lancement des frappes américano-israéliennes le 28 février.
"Il a été décidé au plus haut niveau que l'Iran engagera, pendant une période de deux semaines (...), des négociations avec la partie américaine à Islamabad", a ajouté le Conseil suprême de la sécurité nationale dans un communiqué.
"Il est précisé que cela ne signifie pas la fin de la guerre, et que l'Iran n'acceptera la cessation des hostilités que lorsque" les négociations auront abouti, a-t-il ajouté, soulignant que ces deux semaines pourraient être prolongées "en accord avec les deux parties". Selon les médias iraniens, le plan proposé par Téhéran prévoit que Washington accepte l'enrichissement d'uranium et la levée de toutes les sanctions.
De leur côté, les dirigeants iraniens ont confirmé qu'ils acceptaient de rouvrir "pendant une période de deux semaines" le détroit d'Ormuz "si les attaques contre l'Iran cessent", a écrit sur X le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.
Emmanuel Macron a salué "une très bonne chose" et souhaite désormais étendre la trêve au Liban, où Israël poursuit ses opérations militaires.
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif s'est réjoui des résultats obtenus à la suite de la médiation de son pays, en bons termes avec toutes les parties: "J'ai le plaisir d'annoncer que la République islamique d'Iran et les Etats-Unis, ainsi que leurs alliés, ont accepté un cessez-le-feu immédiat partout, y compris au Liban et ailleurs, AVEC EFFET IMMEDIAT", a écrit M. Sharif sur X en employant des majuscules à la fin de son message.
Shehbaz Sharif est notamment l'un des membres du "Conseil de paix" institué il y a quelques mois par Donald Trump.
Par Africa24monde avec Regard Sur l'Afrique