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© Sur cette photo fournie par l'armée française, un hélicoptère NH90 de l'armée française survole le pétrolier Tagor. - Armée française/AP/SIPA
La Marine française a arraisonné dimanche, à plus de 400 milles nautiques à l’ouest de la Bretagne, le pétrolier Tagor, soupçonné d’arborer un faux pavillon camerounais alors qu’il transportait du pétrole russe ou iranien
Il s'agit du Tagor, un pétrolier battant pavillon camerounais, en provenance de Mourmansk, dans le nord de la Russie. Le navire a été intercepté à plus de 700 kilomètres à l'ouest de la Bretagne, lors d'une opération menée par la Marine française avec le soutien de plusieurs partenaires, dont le Royaume-Uni.
Le Tagor, un pétrolier sous pavillon camerounais en provenance de Russie, a été intercepté au large de la Bretagne par la Marine française. Soupçonné d'appartenir à la "flotte fantôme", le navire fait l'objet de vérifications complémentaires après avoir navigué transpondeur éteint.
La Marine française a de nouveau intercepté un pétrolier soupçonné d'appartenir à la flotte fantôme russe. Le navire, arraisonné dimanche 31 mai dans l'Atlantique, au large de la Bretagne, est désormais escorté vers un point de mouillage afin de procéder à des vérifications.
Il s'agit du Tagor, un pétrolier battant pavillon camerounais, en provenance de Mourmansk, dans le nord de la Russie. Le navire a été intercepté à plus de 700 kilomètres à l'ouest de la Bretagne, lors d'une opération menée par la Marine française avec le soutien de plusieurs partenaires, dont le Royaume-Uni.
Sur son compte X, le président français, Emmanuel Macron, a fait savoir: «La Marine nationale a arraisonné hier matin un nouveau pétrolier sous sanctions internationales en provenance de Russie: le Tagor. Notre détermination est constante et totale. Cette intervention a été effectuée en Atlantique, en haute mer, avec le soutien de plusieurs partenaires dont le Royaume-Uni, dans le strict respect du droit de la mer. Il est inacceptable que des bateaux contournent les sanctions internationales, violent le droit de la mer et financent la guerre que mène la Russie contre l’Ukraine depuis plus de 4 ans. Ces navires, qui ne respectent pas les règles les plus élémentaires de navigation maritime, constituent également une menace pour l’environnement et pour la sécurité de tous».
Le bateau fait déjà l'objet de sanctions de la part des États-Unis, de l'Union européenne et du Royaume-Uni. Il a également changé à de multiples reprises de pavillon : Madagascar, Îles Marshall, Panama.
Transpondeur éteint, refus d'obtempérer...
Depuis une semaine, le navire naviguait en ayant éteint son transpondeur, autrement dit son système d'identification électronique. C'est notamment pour vérifier son pavillon que la Marine française l'a intercepté. Selon le parquet de Brest, son capitaine, de nationalité russe, a refusé à plusieurs reprises d'obtempérer, conduisant à la prise de contrôle du bateau. Une enquête a été ouverte pour non-justification de nationalité d'un navire, défaut de pavillon et refus d'obtempérer.
Selon l'Agence France-Presse, le Tagor serait lié au fils d'un proche conseiller de l'ancien guide suprême iranien, Ali Khamenei, tué avec lui au premier jour de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran en février 2026.
Il s'agirait donc d'un navire appartenant à la "flotte fantôme". Derrière cette expression se cache un réseau de vieux pétroliers, souvent mal entretenus, qui changent régulièrement de nom et de pavillon.
Une "flotte fantôme" pour contourner les sanctions
La mission de cette "flotte fantôme" consiste à transporter principalement du pétrole russe en contournant les sanctions internationales. On estime à plus d'un millier le nombre de navires appartenant à cette flotte fantôme et dont plus de 600 sont notamment déjà sous sanctions de l'Union européenne.
Ces sanctions remontent à fin 2022, lorsque le G7 a instauré un plafonnement du prix du pétrole russe, rapidement suivi par l'Union européenne et le Royaume-Uni. L'objectif est de réduire les revenus de Moscou sans pour autant priver le marché mondial d'énergie.
Il reste, toutefois, extrêmement difficile d'empêcher réellement les activités de cette "flotte fantôme", qui exploite toutes les zones grises du droit maritime. Ces navires naviguent sous des pavillons de complaisance, utilisent des sociétés écrans, effectuent des transferts de cargaison en pleine mer et désactivent leurs systèmes de suivi, les transpondeurs.
Dans ces conditions, les autorités peinent à les localiser, et les arraisonner en eaux internationales reste juridiquement complexe et particulièrement risqué.
Par Africa24monde avec Regard Sur l'Afrique