20 Mai 2026 : Une journée dédiée à l’unité nationale et au vivre-ensemble
Le Cameroun magnifie l’unité nationale et le vivre-ensemble dans cette journée ...
© Le corridor de Lobito
Le corridor de Lobito relie par chemin de fer la Ceinture de cuivre du Katanga et de Zambie au port angolais de Lobito sur l’Atlantique. Une route alternative aux infrastructures contrôlées par la Chine.
Depuis 2023, les États-Unis et l’Union européenne investissent massivement dans ce projet pour sécuriser leur approvisionnement en minerais critiques — cuivre et cobalt.
Derrière la ligne de chemin de fer, une bataille géopolitique : Pékin contrôle une part considérable des mines que le corridor est censé désenclaver, et n’est pas spectateur passif de ce rééquilibrage.
Une ligne de chemin de fer traverse l’Afrique australe d’est en ouest, du cœur du Katanga jusqu’à l’Atlantique. Elle relie les mines de cuivre et de cobalt de la Ceinture de cuivre — cette zone qui chevauche le sud de la République démocratique du Congo et le nord de la Zambie — au port angolais de Lobito. C’est le corridor de Lobito. Et c’est, depuis 2023, l’un des projets d’infrastructure les plus stratégiquement disputés du monde.
Une ligne centenaire, un enjeu du XXIe siècle
La ligne ferrée qui constitue l’épine dorsale du corridor n’est pas nouvelle. Le chemin de fer de Benguela, qui relie Lobito à la frontière congolaise en traversant l’Angola sur près de 1 300 kilomètres, a été construit par les Portugais entre 1902 et 1929. Il servait alors à exporter les minerais de la colonie vers les marchés européens. Après l’indépendance angolaise en 1975 et la longue guerre civile qui a ravagé le pays jusqu’en 2002, la ligne s’est progressivement détériorée, partiellement
Le corridor de Lobito relie les mines de cuivre et cobalt du Katanga au port angolais de Lobito — une route vers l'Atlantique qui permet d'évacuer les minerais critiques sans passer par les infrastructures chinoises qui contrôlent les routes est et sud vers Dar es Salaam et Durban.
C'est pourquoi les États-Unis et l'UE ont annoncé en 2023 des centaines de millions de dollars pour finaliser le tronçon congolais et les extensions zambiennes — créer une chaîne d'approvisionnement en minerais critiques indépendante de Pékin, dont les entreprises contrôlent déjà une part des mines à désenclaver.
Sans cobalt congolais sécurisé, pas de batteries pour les véhicules électriques européens et américains — le corridor de Lobito n'est pas un projet ferroviaire africain, c'est un élément de la guerre des ressources du XXIe siècle.
Par Africa24monde avec Conflits→https://lnkd.in/dJ8xqmNA