RDC : Tshisekedi disposé à "accepter" un 3e mandat "si le peuple le veut"
« Si changement ou révision de la Constitution doit se faire, ce ne sera jamais sans ...
© Le président élu du Bénin, Romuald Wadagni (au centre à gauche), et la première dame du Bénin, Nathalie Villette-Wadagni (au centre à droite), arrivent pour la cérémonie d'investiture au Palais des Congrès de Cotonou, le 24 mai 2026 AFP - YANICK FOLLY
Romuald Wadagni tient désormais les rênes du Bénin. Officiellement investi chef de l'État ce dimanche 24 mai, il a prêté serment devant la Cour constitutionnelle lors d’une cérémonie qui s'est déroulée en présence de nombreuses figures de la scène politique béninoise ainsi que d'une quinzaine de délégations étrangères, dont les représentants des trois pays de l'Alliance des États du Sahel (AES).
La cérémonie s'est ouverte sur la proclamation des résultats de l'élection présidentielle par la Cour constitutionnelle, installée sur le podium en tenue d'audience solennelle. Ce n’est que quelques minutes plus tard qu’est venu le moment tant attendu : Romuald Wadagni est invité à prêter serment. Vêtu d'un costume et d'une cravate bleue, la main droite levée, il a solennellement juré « de respecter et de défendre la Constitution », et a accepté de « subir les rigueurs de la loi en cas de parjure ».
Un serment salué par douze coups de canons et les applaudissements des 6 000 invités installés sous des tentes blanches. Ce n’est qu’ensuite qu’il a été proclamé Grand Maître des ordres nationaux, avant que le chef d'état-major monte à l'estrade pour lui remettre le drapeau national.
Dans son premier discours, Romuald Wadagni s'est engagé à servir le Bénin avec intégrité, courage et constance, promettant aux Béninois une croissance « qui profitera à chaque famille » et de la fermeté contre le terrorisme. « Une croissance nationale n'a de sens que lorsqu'elle devient visible dans la vie ordinaire des populations, lorsqu'une famille peut accéder à l'eau potable, à l'électricité, à un logement décent. Le développement du Bénin doit se vivre dans chaque composante de la cité et dans chaque territoire de la République », a-t-il notamment déclaré.
Une collaboration approfondie avec l’étranger
« Je prends aussi un engagement clair : celui d'être le garant de nos institutions, de l'État de droit et des libertés fondamentales », a-t-il ajouté dans une formule qui n'est pas passée inaperçue dans les rangs de l'opposition. « Le président élu est le président de tout le monde, [y compris de] ceux qui sont en exil, [de] ceux qui sont en prison. Il a la responsabilité de renforcer la démocratie à travers des élections non exclusives », a ainsi réagi Nourénou Atchadé. Président du parti d'opposition Les Démocrates, présent à la cérémonie, celui-ci attend notamment du nouveau chef de l'État qu'il promeuve un bon fonctionnement de la démocratie.
Sur l'esplanade du Palais des congrès, les premières loges étaient occupées par les anciens chefs d'État béninois, Nicéphore Soglo et Thomas Boni Yayi, ainsi que par 16 délégations étrangères. Parmi elles, la ministre française déléguée aux partenariats internationaux, et tous les voisins du Bénin : Togo, Nigeria, Burkina Faso et surtout le Niger, avec lequel les relations demeurent tendues.
Se tournant vers les pays voisins, dont il a chaleureusement salué la présence, Romuald Wadagni a affiché sa volonté d'approfondir la coopération régionale. « Nous sommes condamnés à travailler ensemble », a conclu le président béninois.
Par Africa24monde avec RFI, correspondant à Cotonou, Jean-Luc Aplogan