L'Allemagne se prépare de manière officielle au combat
L’Histoire se répète. L’Allemagne d’aujourd’hui viole le ...
© L’Octogone apparaissant dans une vidéo de la présidence égyptienne lors de l’inauguration de ce complexe, le 4 juillet 2026. CAPTURE D’ÉCRAN/YOUTUBE/PRÉSIDENCE ÉGYPTIENNE
C’est un gigantesque ensemble de bâtiments, “plus grand que le Pentagone”, sur plusieurs dizaines de kilomètres carrés, qui a été inauguré en grande pompe par le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi. Il veut y voir l’“incarnation de la nouvelle république” qu’il se targue de construire. Ses opposants y voient la matérialisation d’un pouvoir “dystopique”.
C’est “le plus gros” bâtiment du genre dans la région, et il est surtout “plus grand que le Pentagone” américain, s’enthousiasme le quotidien égyptien Al-Shorouk, qui énumère ses innombrables bâtiments regroupés sur “92 kilomètres carrés”.
L’Octogone (ou Octagon en anglais, terme choisi par le pouvoir) consiste en un ensemble de huit bâtiments, tous octogonaux, regroupés eux-mêmes dans un octogone, et qui abritent l’ensemble des institutions militaires et sécuritaires du pays. Ils se situent dans la nouvelle capitale administrative, dont la construction, entamée il y a une dizaine d’années dans le désert, à environ quarante kilomètres à l’est de l’ancienne capitale, Le Caire, n’en finit pas.
Et l’implantation de ce quartier général au cœur de la nouvelle capitale administrative “n’est pas le fruit du hasard”, a asséné le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, dans son discours inaugural, le 4 juillet, cité par le magazine égyptien Ahram hebdo. C’est “l’incarnation des fondements de la nouvelle république” qu’il se vante d’ériger depuis sa prise de pouvoir, par un coup d’État militaire, en 2013.
Son nom, elliptique, rappelle les arènes de combats modernes. Pourtant, aucune star de MMA ne devrait franchir les portes de l’Octogone égyptien. Ce centre de commandement, inauguré le 4 juillet abrite désormais l’ensemble des institutions militaires et sécuritaires du pays fort de 500 000 soldats réguliers.
Il doit son nom à la forme de ses bâtiments, octogonaux donc, eux-mêmes regroupés dans une structure de forme similaire. À l’intérieur de cette infrastructure technologique de pointe, sont installés des « systèmes de communication sécurisés et de capacités supérieures en matière de collecte et d’analyse d’informations », selon les autorités égyptiennes.
50 milliards de dollars
Ce quartier général égyptien de 89 km², « plus grand que le Pentagone » américain, est sorti de terre non pas au Caire, mais à 40 km à l’est de l’actuelle capitale de 22 millions d’habitants. Depuis dix ans, le maréchal al-Sissi s’échine à construire une nouvelle capitale administrative dans le désert, loin du peuple égyptien.
Aéroport, hôtels, mosquée, cathédrale… Les constructions grandioses s’y dressent les unes après les autres et rappellent l’architecture ostentatoire de Dubaï. Mais avec ce centre de commandement, dont le coût est estimé à 50 milliards de dollars (44 milliards d’euros), le projet du président mégalomane prend une autre dimension : le jour de l’inauguration, Abdel-Fattah al-Sissi, uniforme d’apparat sur le dos, a salué « l’incarnation des fondements de la nouvelle république », qu’il se vante d’ériger depuis sa prise de pouvoir par un coup d’État militaire qui avait renversé Mohamed Morsi, en 2013.
Par Africa24monde avec Regard Sur l'Afrique