Guerre au Moyen-Orient : fermeture aux Emirats d’une des plus grandes raffineries au monde
La raffinerie de Ruwais aux Emirats arabes unis, l’une des plus grandes au monde, a suspendu ...
© Le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf
Le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, a affirmé dans un message publié sur la plateforme X que « la situation dans le détroit d’Ormuz ne retrouvera jamais son état d’avant-guerre ».
L’agence de presse Farsnews a cité une source bien informée proche des cercles décisionnels iraniens, selon laquelle, d’après Téhéran, « le président américain Donald Trump a essuyé un revers tant sur le plan militaire que sur le plan intérieur. Il serait stupéfait par les capacités de l’Iran et confronté à une instabilité interne ».
La source a ajouté que « la politique iranienne repose sur le maintien d’une posture défensive jusqu’à ce que la menace de guerre soit écartée ». Elle a souligné que « le détroit d’Ormuz ne sera plus sûr pour les États-Unis et leurs alliés, et le gouvernement et le peuple iraniens se sont préparés à une guerre qui pourrait durer plusieurs mois, avec l’intention d’infliger des coups encore plus durs à l’ennemi ».
Le Financial Times, dans une analyse signée Nicholas Mulder, a affirmé que « la fermeture de facto du détroit d’Ormuz par l’Iran a provoqué une onde de choc dans l’économie mondiale. La menace iranienne pesant sur la navigation dans le Golfe est perçue comme une manœuvre transformant un point de passage stratégique majeur de l’économie mondiale en un instrument de pression visant à contraindre les adversaires à la désescalade. »
Le journal a ajouté que « les États-Unis détenaient le monopole des sanctions majeures depuis la fin de la Guerre froide, mais cette situation évolue avec l’émergence de l’Iran et de la Chine dans le recours à des mesures de contre-pression économique ».
Dans ce contexte, il a noté que « la Chine a utilisé des métaux critiques pour faire pression sur les industries américaines, entraînant des retards de production dans les secteurs de la défense, de l’aéronautique et de l’automobile, et contraignant l’administration Trump à réduire la pression économique ».
Il a également été souligné que le passage des États-Unis d’une politique de pression maximale à une guerre ouverte a incité l’Iran à utiliser sa propre arme économique, à savoir affecter environ 20 % des flux mondiaux de pétrole et de gaz et un tiers du commerce d’engrais transitant par le détroit d’Ormuz ».
Par Africa24monde avec almanar