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© Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar
Depuis l’Antiquité, les Arabes de la péninsule arabique et de la région persique ont entretenu des relations commerciales intenses avec les populations juives et l’ensemble du monde méditerranéen. Les routes de l’encens et des épices ont été, pendant des siècles, des vecteurs de prospérité et d’échanges culturels. Ce commerce ancien reposait sur une logique de confiance, de complémentarité et de stabilité régionale.
Le sionisme, à son origine, portait une intention morale : offrir au peuple juif une terre où il pourrait se rassembler et s’autodéterminer. Cette ambition, marquée par une dimension identitaire et historique, visait avant tout la protection et la cohésion d’un peuple dispersé. Cependant, à partir des années 1970, une évolution notable s’est produite : l’idéologie initiale a progressivement été teintée d’un ultralibéralisme économique. Ce glissement a transformé une vision fondée sur la solidarité en une stratégie axée sur l’accumulation de puissance financière et le rapport de force.
Le sionisme ultralibéral, ainsi caractérisé, s’inscrit dans une logique économique où la survie et l’expansion passent par la domination stratégique. Cette approche privilégie le contrôle des ressources, la sécurisation des marchés et la marginalisation des acteurs économiques perçus comme concurrents.
Dans ce contexte, les relations commerciales traditionnelles avec les pays arabes ont été fragilisées, car la coopération historique, basée sur l’échange équitable, s’est vue remplacée par une dynamique de confrontation et d’exclusion. En cherchant à s’imposer par la puissance économique et géopolitique, ce paradigme a contribué à rompre un équilibre ancien qui avait permis des siècles de prospérité mutuelle.
En résumé, la mutation vers un sionisme ultralibéral a déplacé l’axe des relations, passant d’une logique d’alliance et de coexistence à une logique de compétition économique et géostratégique, ce qui a profondément modifié, voire détruit, le tissu commercial établi avec les nations arabes.
Nous observons aujourd’hui l’effondrement de l’utraliberalism économique américain, et de la même manière nous absorbant cette même chute en Israël par le fait de ne plus se cacher derrière la moralité dont chaque état se doit en étant exemplaires.
Africa24monde Par Maurice Muk, gestionnaire d’actifs et spécialiste des pays du Golfe.