Le Niger suspend la BBC et porte plainte contre RFI
Les autorités du Niger ont annoncé la suspension de la radio britannique BBC, ...
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Le traitement de l’information reste au-devant de l’actualité belligène du moment, relayant aussi bien les spectaculaires tours de force des puissances en conflit que les macabres perfidies d’organisations terroristes à visées tyranniques. Car quoique diffus dans sa matérialité, le terrorisme n’en est pas moins un organisme vivant, palpable et permanent, qui entend s’inscrire dans la durée, avec pour objectif de parvenir au renversement de la culture planétaire actuelle, jugée impie, pour la remplacer par une gouvernance théocratique assoiffée de sang humain.
Par pure ignorance ou par simple dédain, certains auront longtemps présenté le terrorisme comme un épiphénomène géographiquement circonscrit, incapable de mutations intellectuelles et d’adaptations contextuelles, et dans tous les cas, voué à une rapide disparition. Force est de constater que le fléau s’est insinué dans tous les domaines de l’activité sociale. L’on parle ainsi de terrorisme scientifique, industriel, économique, environnemental, et même médiatique.
Les plus opportunistes d’entre les réalistes ont cru pouvoir se servir du terrorisme comme d’un moyen de pression sur des acteurs dont ils voulaient la soumission.
Erreur stratégique!!! Car une fois sorti de sa boîte, le démon dénué de scrupules dévore les cibles désignées et la main nourricière. C’est ainsi qu’il se duplique à grande vitesse, se répand sur la planète avec les proportions d’une irrépressible calamité. Et c’en est une, qui ne laisse que mort et destruction sur son passage, désarmant les puissants, désespérant les moins nantis, se prenant le malin plaisir de sévir en plein cœur des forteresses prétendument inexpugnables.
À l’évidence, aucun système de sécurité n’est ni assez hermétique ni assez dissuasif pour prévenir le fléau de s’infiltrer, proliférer, frapper et s’évanouir dans la nébuleuse des voisinages acolytes, apeurés, inconscients ou insouciants. Appât du gain et permissivité aidant, chacun d’entre nous transporte les germes du terrorisme dans son iPad, son smartphone, son ordinateur, son téléviseur, son poste de radio et jusque dans ses lectures.
Que dire alors du battage médiatique orchestré par les relais de l’information, qui se font propagandistes du terrorisme ???
Le procédé consiste à donner le plus grand éclat aux exploits de la déferlante nécrotique, puisqu’il est dorénavant convenu que la détresse de nos populations, ainsi que le meurtre de nos soldats permettent à qui de se faire une publicité, à qui d’autre de gonfler le volume de ses rentrées financières.
À leur corps défendant peut-être. Toujours est-il que dans le désir d’accrocher l’audimat, nombre de nos médias locaux, à défaut d’abuser des sulfureuses largesses du conditionnel, à défaut de répéter jusqu’à la nausée les points de vue venus d’ailleurs, vont jusqu’à fomenter d’infâmantes intrusions cognitives, dont les retombées néfastes sont perceptibles à travers le travestissement de la vérité, la disqualification du bon sens, la tétanisation des intelligences, l’affaiblissement des cohésions, la démoralisation des populations, et plus grave, la décrédibilisation des institutions.
Comparaison n’étant pas raison, il est d’autant plus loisible de constater, à la lumière des drames perpétrés par les terroristes jusqu’au cœur des États-forteresses, comment les médias de tous les courants éditoriaux relatent ces situations dramatiques, certes dans leur cruelle réalité, mais sans exagération, et sans banalisation non plus. Avec en prime de l’information et des messages de solidarité, l’indispensable sensibilisation à la vigilance et la remobilisation des énergies collectives.
L’universalité et l’intangibilité de l’éthique informationnelle commandent dès lors que les sempiternels discours imprécatoires à l’encontre de nos appareils sécuritaires taxés d’impéritie puissent examiner ou réexaminer la relation faite de ces tragédies qui nous affectent tous sans exception, laquelle relation gagnerait toujours à s’entourer de fidélité, d’équité et de sobriété.
Ce faisant, notre bien-aimé quatrième pouvoir, en dépit des vicissitudes de l’existentiel, n’en continuera pas moins de rendre d’incommensurables services à la nation, en contribuant notamment au retour de la paix partout où elle est bafouée. Une affaire de vocation !
Sachons donc rester patriotes,
Sachons définitivement rester vigilants. /-
DITORIAL H&F DU SAMEDI 11 AVRIL 2026
Africa24monde Par le Colonel Atonfack Guemo