Le chef de la diplomatie éthiopienne alerte sur les « agissements prédateurs » extérieurs et appelle à l’unité africaine
Des discussions ministérielles à Addis-Abeba précèdent le sommet des ...
© Le président de la Commission de l'Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf
Les États-Unis et l'Arabie saoudite dirigent, par le biais du Quartette international, des efforts visant à instaurer une trêve humanitaire au Soudan.
L'Arabie saoudite et la Commission de l'Union africaine (UA) ont appelé, lundi, à une "solution durable" à la crise au Soudan et à la protection de ses institutions.
Cet appel est intervenu lors d'une rencontre entre le président de la Commission de l'Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, et le vice-ministre saoudien des Affaires étrangères, Waleed bin Abdulkarim El-Khereiji, au siège de l'UA dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, selon un communiqué de la Commission.
Le communiqué indique que les deux parties ont discuté du "renforcement du partenariat bilatéral, de la consolidation de la paix et de la sécurité, ainsi que du développement durable à travers le continent africain". Ils ont également examiné l'évolution de la situation en Libye, en Somalie et au Soudan.
De son côté, Youssouf a réitéré la position de l'Union africaine, "soutenant l'indépendance, la souveraineté et l'unité du Soudan, et rejetant toute tentative visant à établir des autorités parallèles en dehors du cadre constitutionnel et légal de l'État".
Il a souligné que "la protection des institutions est essentielle pour préserver la cohésion du Soudan et permettre une transition vers un gouvernement démocratiquement élu et dirigé par des civils, conformément aux résolutions de l'Union africaine".
Le responsable africain a en outre appelé les Soudanais à "s'abstenir d'actions unilatérales susceptibles d'exacerber les divisions", tout en exprimant son appréciation pour "l'engagement continu de l'Arabie saoudite en faveur des initiatives de paix à travers l'Afrique".
Pour sa part, El-Khereiji a fait part de la "profonde" préoccupation de Riyad face à "la détérioration de la situation humanitaire et sécuritaire au Soudan, et ses répercussions sur la cohésion nationale et la stabilité régionale". Il a réaffirmé "l'engagement de l'Arabie saoudite à soutenir les efforts internationaux et régionaux coordonnés visant à parvenir à une solution durable à la crise".
Depuis plusieurs mois, les États-Unis et l'Arabie saoudite dirigent, par le biais du Quartette international (comprenant également l'Égypte et les Émirats arabes unis), des efforts visant à instaurer une trêve humanitaire au Soudan.
En septembre 2025, ce Quartette a présenté un plan appelant à une trêve humanitaire de trois mois au Soudan, en prélude à un arrêt définitif des hostilités, suivi d'un processus de transition inclusif de neuf mois devant conduire à un gouvernement civil indépendant.
Depuis avril 2023, les Forces de soutien rapide (FSR) sont engagées dans un conflit armé avec l'armée soudanaise, sur fond de désaccord concernant leur intégration au sein de l'institution militaire. Ce conflit a engendré une crise humanitaire majeure, provoquant une famine dans de vastes régions, la mort de dizaines de milliers de personnes et le déplacement de près de 13 millions d'individus.
Africa24monde avec AA par Mariem Njeh