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Pour la France, le Royaume-Uni ne devrait pas bénéficier de préférences dans le cadre du projet visant à utiliser des produits européens dans les marchés publics des secteurs de la défense, du numérique et de l’industrie.
Pour le gouvernement d’Emmanuel Macron, «le Royaume-Uni ne devrait pas pouvoir bénéficier des avantages liés à l’appartenance au marché unique européen après avoir quitté l’Union européenne», stipule Politico.
«Quatre responsables français, ayant requis l'anonymat pour évoquer des discussions privées, ont déclaré que les entreprises britanniques ne devraient pas avoir automatiquement accès aux mêmes avantages que les entreprises de l'UE en vertu de ces règles», précise le média politique anglophone.
«Cette volonté d'exclure les entreprises britanniques a suscité des inquiétudes à Londres, où le gouvernement souhaite que les entreprises britanniques soient traitées de la même manière que les autres entreprises européennes», avertit Politico, faisant savoir: «Les ministres britanniques font des allers-retours entre les deux rives de la Manche pour tenter de faire passer ce message».
«Le gouvernement britannique craint que les nouvelles règles ne nuisent aux entreprises britanniques et a lancé une opération de charme pour être admis au sein du club Made in Europe.
«Le raisonnement des responsables français est simple: ayant quitté le marché unique européen [Brexit], le Royaume-Uni ne devrait pas bénéficier des avantages qui en découlent, ont-ils indiqué, sous couvert d’anonymat pour pouvoir s’exprimer librement sur ces négociations délicates». «On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre», a déclaré sans ambages l’un d’eux à Politico.
Il y a seulement quelques jours, le Royaume-Uni a affirmé que ses conditions commerciales privilégiées avec les États-Unis «seront maintenues» suite à la décision de Trump sur les droits de douane.
«Paris indique qu'elle pourrait envisager de faire bénéficier le Royaume-Uni de certaines mesures de son programme Made in Europe, telles que la préférence européenne dans les appels d'offres, mais seulement à un stade ultérieur et sous certaines conditions qui restent à négocier», conclut Politico.
Par Africa24monde avec observateur-continental