Un quatrième groupe de personnes expulsées des États-Unis arrive en Eswatini
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© Des habitants font face à des agents de la police nationale espagnole lors d'une manifestation contre la visite d'Alvise Perez, homme politique d'extrême droite espagnol et leader du mouvement « Se Acabó La Fiesta » (La fête est finie), dans l'enclave espagnole de Ceuta, en Afrique du Nord, le 1er août 2026. ©JORGE GUERRERO / AFP
La police espagnole a indiqué, mardi 11 août, avoir démantelé un réseau criminel accusé d'avoir recruté des jeunes migrantes non accompagnées dans des centres d'accueil des Canaries et de les avoir envoyées en Espagne continentale et en France où elles ont été exploitées sexuellement.
« Un réseau spécialisé dans le recrutement de mineurs sous tutelle originaires d'Afrique subsaharienne à des fins d'exploitation sexuelle a été démantelé à Gran Canaria », précisent les autorités espagnoles.
Selon la police, le réseau a exploité la vulnérabilité de ces jeunes femmes, « les transférant vers l'Espagne et la France où certaines d'entre elles ont été soumises à de l'exploitation sexuelle ».
La Garde civile indique avoir secouru deux victimes et empêché quatre autres mineures de quitter leur centre d'accueil des Canaries. Cinq personnes ont été arrêtées, dont un mineur, après des perquisitions à Gran Canaria.
« Le réseau facilitait la fuite de mineurs étrangers non accompagnés des centres de protection, leur fournissait de faux documents ou des documents volés, et organisait leur transfert vers la péninsule Ibérique et la France. Deux victimes ont été libérées et la fuite de quatre autres mineurs a été empêchée au cours de l'opération. Cinq personnes ont été arrêtées, dont un mineur, et cinq perquisitions ont été effectuées sur l'île », précise le ministère espagnol de l'Intérieur dans son communiqué.
La Garde civile a indiqué que l'enquête avait commencé après qu'une jeune migrante initialement prise en charge par les autorités à Gran Canaria était revenue de France en Espagne et avait dit aux policiers avoir été recrutée sur la promesse d'un emploi.
Les enquêteurs ont alors identifié plusieurs autres cas de jeunes filles ayant quitté les centres d'accueil sans récupérer leurs documents, et dont la trace avait ensuite été retrouvée sur des vols vers l'Espagne continentale.
Cette annonce intervient au moment où la question migratoire est revenue sur le devant de la scène en Europe avec l'entrée massive et illégale, le mois dernier, de dizaines de milliers de migrants du Maroc dans le territoire espagnol de Ceuta. Plus d'un millier de mineurs non accompagnés restent à ce jour dans la ville.
Quelque 72 000 migrants ont franchi de force, fin juillet, la frontière depuis le Maroc vers le territoire espagnol de Ceuta, en Afrique du Nord, lors d'un mouvement d'une ampleur sans précédent. Environ 70 000 sont, depuis, repartis au Maroc, selon le gouvernement espagnol, mais 1 342 migrants mineurs non accompagnés restaient à Ceuta vendredi.
Par Africa24monde avec RFI