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© Contourner Ormuz sans dépendre des Émirats
Al Arabiya a détaillé le 12 août ce projet annoncé le 6 par le ministère saoudien des Transports, après un accord entre SPARK Logistics et Arkan Logistics. Le corridor utilisera la liaison routière directe ouverte entre les deux pays en 2021.
Riyad gagne ainsi une deuxième route vers l’océan Indien, sans faire transiter ses marchandises par les infrastructures émiraties, alors que l’Arabie saoudite et les EAU se concurrencent pour attirer commerce, investissements et sièges régionaux d’entreprises.
Comme le montre notre carte, l’axe traverse l’est saoudien avant de rejoindre le port de Sohar, sur la mer d’Oman, au sud du détroit d’Ormuz. Les perturbations du trafic maritime à Ormuz en 2026 ont déjà poussé les transporteurs à utiliser davantage de liaisons terrestres entre les ports omanais et l’Arabie saoudite.
Riyad veut faire passer la part des transports et de la logistique de 6% à 10% du PIB et porter les recettes non pétrolières du secteur à 12 milliards de dollars d’ici 2030, selon Al Arabiya.
ARABIE SAOUDITE-OMAN : UN NOUVEAU CORRIDOR TERRESTRE POUR DÉVELOPPER LE FRET
L’Arabie saoudite et Oman vont développer un nouveau corridor logistique terrestre pour accroître le fret et le transit entre les deux pays, a rapporté Al Arabiya le 12 août, six jours après l’annonce de l’accord par le ministère saoudien des Transports.
« L’accord doit renforcer le trafic de transit, améliorer l’efficacité des chaînes d’approvisionnement et fluidifier la circulation des marchandises entre les deux pays », a indiqué le ministère saoudien des Transports sur X le 6 août.
L’accord a été conclu entre SPARK Logistics, société saoudienne spécialisée dans la logistique, et Arkan Logistics, son partenaire omanais. Le projet doit notamment attirer davantage de transporteurs et favoriser le développement d’entrepôts, de centres de distribution et de services aux camions, selon Al Arabiya.
UNE ROUTE DIRECTE OUVERTE EN 2021
Le corridor ne repose pas sur la construction d’une nouvelle route. Il utilisera la liaison terrestre directe ouverte en 2021 entre l’Arabie saoudite et Oman à travers le désert.
Côté saoudien, cette route s’étend sur 564 kilomètres depuis l’axe Al-Batha-Haradh jusqu’à la frontière omanaise, en passant notamment par Shaybah. Sa construction a coûté environ 2 milliards de riyals saoudiens (533 millions de dollars), selon Al Arabiya.
L’axe rejoint ensuite le réseau routier omanais via Ibri, puis Sohar, port situé sur la mer d’Oman, au sud du détroit d’Ormuz. Il offre ainsi au fret saoudien une autre voie vers l’océan Indien sans passer par les infrastructures émiraties.
UNE AUTRE VOIE VERS L’OCÉAN INDIEN
Cette possibilité a pris une importance accrue en 2026, après les fortes perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, qui ont conduit les transporteurs à développer des liaisons terrestres entre les ports omanais et l’Arabie saoudite.
Riyad investit parallèlement dans ses propres capacités de transport et de logistique, alors que l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis se concurrencent depuis plusieurs années pour attirer les flux commerciaux, les investissements et les sièges régionaux des grandes entreprises.
Selon Al Arabiya, les autorités saoudiennes veulent faire passer la contribution des transports et de la logistique d’environ 6% à 10% du PIB et porter les recettes non pétrolières générées par le secteur à environ 45 milliards de riyals (12 milliards de dollars) d’ici 2030.
Par Africa24monde avec RSA