Quelles conséquences pour l'Ukraine avec Marine Le Pen élue présidente en 2027?
Avec l’élection de Marine Le Pen comme présidente de la France en 2027, Paris, ...
© Emmanuel Macron et Merz
La Russie vient de placer sous administration temporaire les actifs russes de plusieurs groupes occidentaux, dont Auchan et des sociétés françaises liées à la logistique et à la distribution. Le Kremlin présente cette décision comme une réponse aux mesures occidentales prises depuis 2022. Paris, de son côté, demande à Moscou de revenir sur une décision qu’il juge injustifiée.
La Russie a pris beaucoup de temps avant d’appliquer des mesures symétriques aux attaques verbales aussi vaines qu’inutiles et répétées - par Macron.
Mais cette séquence pose surtout une question de cohérence stratégique.
Depuis quatre ans, l’Europe a gelé des avoirs russes, multiplié les sanctions économiques et engagé un rapport de force financier avec Moscou. Aujourd’hui, la Russie utilise à son tour l’arme économique contre des intérêts occidentaux.
Cela ne rend pas les saisies russes juridiquement ou politiquement équivalentes aux sanctions européennes. Mais sur le plan du rapport de force, la logique de réciprocité était prévisible.
À force de transformer l’économie en champ de bataille, chacun finit par exposer ses propres entreprises, ses capitaux et ses intérêts.
?? Et ce sont ensuite les salariés, les investisseurs et les entreprises qui paient directement le prix de cette escalade.
Paris peut dénoncer cette décision. Mais il faut aussi regarder le problème jusqu’au bout : une guerre économique produit nécessairement des représailles économiques.
La Russie n’agit pas ici par philanthropie ni par respect du droit commercial : elle cherche clairement à exercer une pression sur les États européens qui soutiennent l’Ukraine. Le Kremlin l’assume lui-même en présentant ces saisies comme une réponse aux « actions hostiles » de l’Europe.
Le sujet essentiel est donc celui-ci : jusqu’où voulons-nous prolonger un affrontement économique pour une guerre qui ne nous concerne pas et dont les effets se retournent aussi contre nos propres intérêts ?
Il existe une différence entre soutenir l’Ukraine et entrer dans une logique d’escalade permanente où chaque mesure appelle une contre-mesure.
La diplomatie n’est pas la capitulation. C’est aussi l’art d’éviter que la confrontation ne devienne incontrôlable.
A noter que la Suisse, pays neutre, est également concerné avec Nestlé et ses 6 filliales en Russie selon le journal de la RTS (18 septembre, 19h30).
Africa24monde Par Tinno BANG MBANG