Ce que révèle l’accord Sénégal-FMI présenté à l’Assemblée nationale
Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô, nommé le 25 mai dernier, a ...
©
En Zambie, la banque centrale exige depuis décembre que les transactions nationales soient réglées en kwacha, la monnaie locale. Depuis octobre dernier, le pays accepte aussi les redevances minières et les impôts en yuan.
L’Afrique veut « se sevrer du billet vert ». Le yuan et les monnaies locales gagnent de plus en plus de terrain.
Le dollar reste dominant : près de 70 % de la dette publique extérieure du continent est libellée dans cette devise. Mais des alternatives progressent. L’Égypte, le Nigeria et l’Afrique du Sud ont conclu de nouveaux accords d’échanges de devises avec la Chine. Le Kenya a converti des prêts libellés en dollars en yuan, ce qui pourrait lui permettre d’économiser jusqu’à 215 millions de dollars par an en frais d’intérêts. Les monnaies locales gagnent aussi du terrain dans les échanges entre pays africains.
En Zambie, cette politique oblige déjà certaines entreprises à réécrire leurs contrats libellés en dollars ou à renégocier leurs accords avec leurs fournisseurs.
La Zambie, comme plusieurs autre pays africains cherche à se défaire de sa dépendance au dollar américain. Cela profite au yuan chinois ainsi qu’aux monnaies locales qui, peu à peu, s’imposent dans les échanges monétaires.
Sur Cairo road, une artère commerciale animée de Lusaka, la capitale de la Zambie, les commerçants et les clients négociaient autrefois le prix de gadgets, de meubles et d’autres marchandises, libellés en dollars. Pendant des décennies, le billet vert a occupé une place prépondérante dans l’ensemble de l’économie zambienne.
De l’achat de voitures aux contrats commerciaux, les transactions importantes étaient systématiquement réglées dans la devise américaine. Les décisions de la Réserve fédérale à Washington en matière de taux d’intérêt se répercutaient sur le prix des produits alimentaires et des loyers en Zambie. Lorsque la Zambie s’est retrouvée en défaut de paiement sur sa dette en 2020, la force du dollar à l’époque a exacerbé les répercussions.
Les faits clés de la « dédollarisation » en Afrique
Les limites actuelles
Africa24monde Par Tinno BANG MBANG