États-Unis/Cuba : un mandat d’arrêt émis contre l’ancien président cubain Raúl Castro, 95 ans
L’ancien président cubain Raúl Castro, âgé de 95 ans, est ...
© Lula et Flavio Bolsonaro au débat télévisé - Capture d'écran
Victoire de Lula à la présidentielle contre Bolsonaro, le pays reste à gauche. Le président Luiz Inacio Lula da Silva, qui aura bientôt 81 ans, a été réélu pour un quatrième mandat inédit, en battant son rival conservateur Flavio Bolsonaro, fils de l'ancien président Jair Bolsonaro.
Les urnes ont parlé au Brésil et c’est Luiz Inacio Lula da Silva qui a une nouvelle fois raflé la mise. Le président sortant, qui aura bientôt 81 ans, a été réélu dimanche pour un quatrième mandat inédit, en battant son rival conservateur Flavio Bolsonaro.
Avec 51,76 % des voix contre 48,24 % pour le sénateur conservateur Flavio Bolsonaro, après un dépouillement quasi complet, le vétéran a déjoué tous les pronostics. En effet, il avait été devancé au premier tour (47,03 % pour son adversaire contre 45,16 % pour lui) par le fils de l’ancien président d’extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022), mais il a refait son retard, en allant notamment chercher des voix chez les abstentionnistes, presque 2 % moins nombreux entre les deux tours du scrutin.
Le dirigeant de gauche a obtenu 51,76 % des voix après un dépouillement quasi complet, contre 48,24 % pour le fils de l’ancien président Jair Bolsonaro, selon le tribunal électoral.
Lula remporte l’élection avec 51,79 % des voix, Flavio Bolsonaro va « demander l’annulation » du scrutin
Le président sortant a été réélu pour un quatrième mandat, après une prolongation inédite de l’ouverture des bureaux de vote par la Cour suprême, en raison de transports publics limités par les maires de certaines villes, notamment São Paulo dirigé par la droite.
Flavio Bolsonaro ne reconnaît pas la victoire de Lula et annonce qu’il va « demander l’annulation des élections »
Lors d’une conférence de presse à Brasilia, le candidat conservateur Flavio Bolsonaro a déclaré qu’il allait demander « l’annulation des élections », après sa défaite face à Lula. « Il est impossible de reconnaître les élections », a-t-il affirmé.
Battu par Lula avec 48,2 % des voix contre 51,8 %, Flavio Bolsonaro estime que « beaucoup de choses restent à éclaircir » après la querelle judiciaire qui a entraîné la prolongation des opérations de vote pendant deux heures, dans tout le pays, sur décision d’un juge de la Cour suprême fédérale.
La presse brésilienne souligne un « retournement historique »
Les principaux médias brésiliens insistent sur le caractère inédit de la remontée de Lula, battu au premier tour puis vainqueur au second.
L’Amérique latine salue la victoire de Lula, de La Havane à Santiago
À Montevideo, le président uruguayen Yamandu Orsi, l’un des rares dirigeants de gauche encore au pouvoir dans la région, a téléphoné à son « ami » Lula. Il dit l’avoir « félicité pour sa victoire et pour la célébration démocratique que représente un processus électoral ».
Mais la droite n’a pas boudé ce succès. « Félicitations Lula pour votre élection à la présidence du Brésil. Je salue le peuple brésilien pour ce grand parcours démocratique », a écrit le président paraguayen Santiago Peña, rappelant que les deux pays partagent « un programme commun d’intégration et de développement ».
Rodrigo Paz, le président bolivien de centre droit, a lui aussi insisté sur le voisinage : « La Bolivie et le Brésil sont des pays voisins et frères, unis par une histoire commune et des défis partagés. » Le président panaméen José Raul Mulino a félicité le peuple brésilien « pour cette journée démocratique » et Lula « tout particulièrement » pour sa victoire.
Même le président chilien d’extrême droite, José Antonio Kast, a téléphoné à Lula pour le féliciter : « le Chili et le Brésil ont beaucoup d’avenir en commun, et nous continuerons à travailler sur un programme qui renforce les relations entre nos pays en matière d’intégration économique et de lutte contre le crime organisé dans la région », a-t-il écrit.
Le message le plus chaleureux est venu de La Havane, où le président cubain Miguel Diaz-Canel a salué « une victoire historique qui assure la continuité du chemin de paix, de souveraineté et de justice sociale emprunté par le peuple brésilien sous votre direction ».
Le président argentin, Javier Milei, ennemi déclaré de Lula, n’a pas encore réagi, mais sa prédécesseur, Cristina Kirchner, a félicité son « camarade » qui « a su éveiller la passion et la raison de [ses] compatriotes pour remporter cette bataille ».
Les Brésiliens ont voté « pour garantir la démocratie » affirme Lula dans son discours de victoire
Lula a fait son discours de victoire depuis un hôtel près de l’avenue Paulista à São Paulo, où ses partisans se sont rassemblés.
Africa24monde Par Tinno BANG MBANG