Cartographie mondiale : l’ONU adopte « Corrigez la carte », porté par le Togo et l’Union africaine
L’Assemblée générale des Nations unies a adopté ce 4 août ...
© Son Excellence Lejeune Mbella Mbella Ministre des affaires étrangères a prononcé le discours au nom du président Paul Biya, qu’il représentait à cette réunion de haut niveau de l’ONU - Photo - Minrex
Le discours du Cameroun à la 81e Assemblée générale des Nations unies à New York a largement mis l’accent sur ce que le pays entend accomplir, plutôt que de présenter en détail des résultats de développement déjà obtenus.
Le ministre des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella, a prononcé le discours au nom du président Paul Biya, qu’il représentait à cette réunion de haut niveau de l’ONU.
Alors que plusieurs dirigeants présents à l’Assemblée générale ont profité de leur intervention pour présenter à la fois les réalisations actuelles de leur pays et leurs priorités futures, une grande partie du message du Cameroun sur le développement était formulée autour de projets, d’ambitions et d’engagements qui restent encore à concrétiser.
Cela soulève une question pertinente pour les Camerounais qui suivaient le discours depuis le pays : après des décennies de promesses de développement, quelles réalisations concrètes le Cameroun pouvait-il aujourd’hui présenter au monde ?
Paul Biya n’a lui-même plus pris la parole en personne devant l’Assemblée générale des Nations unies depuis septembre 2017, Lejeune Mbella Mbella le représentant lors de plusieurs sessions ultérieures.
« Le Cameroun entend contribuer à la pleine expansion de la Zone de libre-échange continentale africaine. »
M. Lejeune Mbella Mbella, Ministre des affaires étrangères du Cameroun, a évoqué «?trois exigences indissociables: premièrement, rétablir la confiance entre les États, deuxièmement, réconcilier les peuples et les nations avec les institutions multilatérales et troisièmement, faire en sorte que les récentes avancées technologiques servent l'humanité toute entière.?»
À quelques années de l'échéance du Programme de développement durable à l'horizon 2030, des progrès restent à accomplir, a-t-il rappelé en soulignant que les ressources pour y parvenir sont disponible à l’échelle du monde mais qu’il faut les rendre plus accessibles.
Il insisté sur le fait que «?le financement du développement ne doit pas être considéré comme une œuvre de bienfaisance ». II constitue selon lui « un investissement dans la stabilité, la prospérité partagée et la sécurité collective?».
C’est pourquoi il a appelé à la mise en œuvre «?diligente et intégrale?» des engagements pris à Séville en juillet 2025 sur le financement du développement, qui impliquent notamment d'engager la nécessaire réforme de l'architecture financière internationale et multilatérale pour accorder une place plus juste aux pays du sud.
Par Africa24monde Avec RSA