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Le ministre des Affaires étrangères du Soudan déclare que le conflit dans le pays a pris fin. Le ministre soudanais des Affaires étrangères, Muhi al-Din Salem Ahmed, a renouvelé jeudi son appel à l’Union africaine (UA) pour mettre fin à la suspension de l’adhésion de son pays au sein du bloc.
S’exprimant lors d’une session du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba, Salem a déclaré que le conflit au Soudan était arrivé à son terme.
« La guerre n’est pas notre objectif et nous continuerons à rechercher la paix », a affirmé le chef de la diplomatie, cité par des médias soudanais, soulignant que le gouvernement soudanais poursuivait ses efforts en vue d’instaurer une paix durable dans le pays.
Il a accusé certains acteurs étrangers, sans les nommer, d’alimenter le conflit au Soudan, ainsi que les Forces de soutien rapide (FSR) d’exploiter illégalement les ressources aurifères dans les territoires sous leur contrôle.
Dans des déclarations à la chaîne qatarie Al Jazeera, Salem a mis en avant le rôle du Soudan dans la protection du continent africain contre ce qu’il a qualifié de « menaces diverses, en particulier les ingérences armées étrangères ».
« La levée de la suspension de l’adhésion du Soudan serait bénéfique pour l’Afrique », a-t-il déclaré, rappelant que son pays est l’un des membres fondateurs de l’Union africaine.
Le quotidien local Sudan Tribune, citant des sources diplomatiques soudanaises, a indiqué que le Soudan prévoit de demander officiellement jeudi au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine la reprise de son adhésion au bloc.
L’Union africaine avait suspendu l’adhésion du Soudan en octobre 2021, après que le président du Conseil souverain de transition, Abdel Fattah al-Burhan, a dissous le gouvernement du Premier ministre Abdalla Hamdok et déclaré l’état d’urgence.
L’UA avait alors précisé que la suspension du Soudan resterait en vigueur jusqu’au rétablissement effectif d’une autorité de transition dirigée par des civils.
Depuis avril 2023, le Soudan est en proie à un conflit sanglant opposant l’armée aux Forces de soutien rapide, ayant fait des dizaines de milliers de morts, déplacé environ 13 millions de personnes et provoqué l’une des pires crises humanitaires au monde, selon des rapports des Nations unies.
Africa24monde et AA par Wafae El Baghouani