La justice kényane suspend le projet de centre de quarantaine américain pour cas suspects d’Ebola
Le Kenya a donné son accord pour la mise en place d’un centre de quarantaine ...
© Le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey, et la chargée d’affaires par intérim de l’ambassade des États-Unis au Cameroun, Brenda Soya, ont signé le 1er octobre 2026 à Yaoundé un Strategic Objectives Grant Agreement (SOAG)
Le Cameroun et les États-Unis renforcent leur coopération dans le secteur de la santé. Le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey, et la chargée d’affaires par intérim de l’ambassade des États-Unis au Cameroun, Brenda Soya, ont signé le 1er octobre 2026 à Yaoundé un Strategic Objectives Grant Agreement (SOAG).
L’accord vise à renforcer durablement le système de santé camerounais. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de la Santé publique, Dr Malachie Manaouda, ainsi que de plusieurs représentants des deux parties.
LA MONÉTISATION DE LA SOUVERAINETÉ BIOLOGIQUE : Quand l’État liquide son or noir numérique pour perfuser ses finances !
Signé le 1er octobre 2026 à Yaoundé, le Strategic Objective Grant Agreement (SOAG) mobilise 510 milliards de FCFA pour la santé camerounaise jusqu’en 2030, avec co-investissement inédit du gouvernement.
Ce partenariat rompt avec vingt ans de financement américain unilatéral. Pendant deux décennies, les États-Unis ont investi plus de 1,1 milliard de dollars, soit environ 640 milliards de FCFA, dans les programmes camerounais, notamment contre le VIH/sida et le paludisme. Le SOAG inverse la formule : Washington apporte 240 milliards de FCFA, tandis que Yaoundé mobilise 270 milliards en co-investissement. Pour la première fois, le Cameroun finance la majorité du dispositif.
L’enveloppe s’étend aux trois piliers sanitaires camerounais. Priorité absolue :
VIH/sida, tuberculose et paludisme, qui restent les enjeux majeurs. Surveillance épidémiologique renforcée et capacité à détecter et riposter rapidement aux épidémies.
Deux décennies de coopération ont produit des résultats mesurables : accès au traitement antirétroviral pour plus de 440 000 personnes, formation de plus de 2 000 épidémiologistes de terrain, mise en place d’un centre d’opérations d’urgence de santé publique. Le SOAG élargit et consolide ce socle. Le Cameroun doit créer une unité de gestion du programme chargée de pérenniser les acquis et de préparer la transition : à l’horizon 2030, le système devra fonctionner sous pilotage camerounais.
Un dispositif lié à la SND30
Le MINEPAT présente également le SOAG comme un instrument contribuant à la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30).
L’amélioration de la performance du système de santé doit notamment contribuer au développement du capital humain et, plus largement, aux objectifs de développement du Cameroun à l’horizon 2035.
Du côté américain, Brenda Soya a insisté sur la recherche de résultats concrets et mesurables, notamment dans la riposte aux épidémies, la disponibilité des produits de santé, le renforcement du personnel et le développement de systèmes intégrés de données sanitaires.
Le ministre de la Santé publique, Dr Malachie Manaouda, a également souligné l’importance de l’appui américain pour lutter contre les principales pathologies et améliorer la préparation et la réponse aux épidémies et pandémies.
Africa24monde Par Tinno BANG MBANG