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© L’avion de Flydubai qui a effectué un atterrissage d’urgence en Arabie saoudite. [Photo d’illustration] Source: Gettyimages.ru
Le détournement manqué d’un avion de Flydubai a failli virer au drame. Selon CBS News, face au silence radio de l’appareil, l’armée de l’air israélienne était prête à l’abattre en plein vol, avec ses passagers à bord, conformément au protocole établi pour éviter un nouveau 11-Septembre.
Israël aurait été prêt à abattre un avion de la compagnie Flydubai après l’agression du commandant de bord, bien qu’il y ait eu plus de 150 citoyens israéliens à bord, a rapporté CBS News le 5 octobre, citant deux sources israéliennes. Selon ces sources, cette décision s’inscrirait dans un protocole d’intervention mis au point de longue date à Tel Aviv pour prévenir des attentats similaires à ceux du 11 septembre.
Après que l’avion a brusquement perdu environ 4 200 mètres d’altitude, l’armée de l’air israélienne a tenté de contacter le poste de pilotage. Faute de réponse, une commission spéciale a été rapidement convoquée et un poste de commandement mis en place, les autorités ayant mobilisé des chasseurs et fermé l’espace aérien du pays. Les chasseurs ont ensuite été rappelés lorsqu’il est apparu que l’avion, à environ 640 km d’Israël, avait mis le cap sur l’Arabie saoudite, où les autorités saoudiennes avaient elles-mêmes fait décoller des chasseurs.
Néanmoins, la situation aurait pu prendre une tout autre tournure si l’avion de Flydubai s’était approché à une certaine distance d’Israël. Selon des sources de CBS News, dans un tel scénario, Tel Aviv aurait envoyé des chasseurs dans l’espace aérien jordanien pour évaluer la situation. Les pilotes des chasseurs auraient alors dû inspecter le cockpit et tenter d’établir un contact visuel avec le pilote de l’avion. Ils auraient ensuite dû évaluer l’état des passagers et, en cas de panique, transmettre les informations recueillies au commandement de l’armée de l’air et à une commission spéciale.
En cas de détournement d’un avion, la commission prendrait contact avec le ministre de la Défense et le Premier ministre. Le protocole prévoit d’abattre en vol un avion se dirigeant vers Israël s’il représente une menace, mais seul le chef du gouvernement est habilité à prendre une telle décision. Cependant, les sources de la chaîne ont assuré que la destruction d’un avion de ligne constituerait un moindre mal par rapport à la mort de centaines de personnes si cet appareil venait à percuter les tours Azrieli (un centre commercial de Tel Aviv), un aéroport ou tout autre site d’importance stratégique.
Un attentat dû à la négligence, qui a failli tourner au drame
Le 30 septembre, un avion de Flydubai, qui assurait la liaison entre Dubaï et Tel Aviv, a soudainement changé de cap et a procédé à un atterrissage d’urgence à Tabuk. La cause en était une bagarre entre le pilote et son copilote, Hamam al-Hammami, un citoyen omanais de 29 ans. Selon l’enquête, ce dernier est soupçonné d’avoir agressé le commandant de bord, puis d’avoir tenté de prendre le contrôle de l’appareil. Cette tentative de détournement, que le parquet des Émirats arabes unis a depuis qualifiée d’acte terroriste, n’a pas abouti : l’agresseur a été arrêté par l’équipage et les passagers de l’avion.
Quelques jours plus tard, les médias ont révélé que Hamam al-Hammami avait suivi une formation au sein de la compagnie aérienne Oman Air, mais qu’il avait par la suite été écarté du cursus de pilotage en raison de craintes liées à ses opinions radicales. Le Wall Street Journal a indiqué que ce ressortissant omanais n’aurait pas dû effectuer de vols à destination d’Israël, car il est interdit aux pilotes originaires de pays n’entretenant pas de relations diplomatiques avec Tel Aviv de s’y rendre.
Toujours selon le journal américain, Flydubai a transmis aux autorités israéliennes la liste des passagers et des membres d’équipage de ce vol, enregistrée dans une base de données créée en 2023, notamment pour prévenir le terrorisme. Le ministère israélien des Transports a toutefois déclaré ne pas savoir qu’il avait accès à cette base de données. De plus, Flydubai pourrait elle-même avoir fait preuve de négligence. Le Wall Street Journal a souligné que, lorsque la compagnie aérienne a embauché le copilote en février dernier, elle a vérifié son casier judiciaire, mais n’a pas contacté son ancien employeur pour évaluer son parcours professionnel.
Par Africa24monde avec RT