Tunisie: l'opposant Rached Ghannouchi dans un état «critique», selon ses avocats
Les avocats de Rached Ghannouchi, figure de l'opposition tunisienne en prison, ont ...
© Un responsable de la Commission électorale nationale (CNE) montre un bulletin de vote dans un bureau de vote à Bissau, le 30 août 2026, après le vote de la Guinée-Bissau au référendum constitutionnel ( AFP / Samba BALDE )
Le pays passe du régime parlementaire au régime présidentiel fort. La nouvelle constitution de la république de Guinée-Bissau soumise au référendum a été approuvée avec 70 % des suffrages exprimés, selon les résultats provisoires annoncés mardi par la commission nationale électorale (CNE).
D’après les données compilées par la Cne, le « Oui » a obtenu 383 116 voix contre 160 954 voix pour le « Non » sur les 572 712 votants. Le nombre total d’inscrits sur les listes est de 914 428 électeurs inscrits. La participation s’est ainsi chiffrée à un taux de 63 % pour le référendum organisé le 30 août.
La Cne a fait savoir qu’aucune contestation n’a été enregistrée et que les résultats définitifs étaient attendus dans quelques jours de la cour suprême.
L’adoption de la réforme ouvre la voie à une importante reconfiguration de la nature du système politique guinéen.
Le pays va en effet passer d’un système semi-parlementaire en cours depuis l’indépendance à un système présidentiel fort. Le parlement va passer aussi de 102 à 65 membres dans cette nouvelle configuration qui donne désormais la prérogative au président de la République de nommer ou révoquer le Premier ministre et les membres du gouvernement.
Des partis politiques à l’image du Paigc dirigé par Domingo Simoes Pereira et des organisations de la société civile ont contesté la légitimité du référendum, appelant à un boycott.
Pays en proie à une instabilité chronique depuis son indépendance en 1974, la Guinée-Bissau est dirigée par une junte militaire qui a pris le pouvoir en novembre 2025 à la suite d’un coup d’État contre Umaro Sissoco Embalo intervenu à la veille de la proclamation des résultats de la présidentielle et des législatives.
Le gouvernement de transition dirigé par le général Horta N’Tam, un proche d'Embalo, s’est engagé à organiser une élection présidentielle le 6 décembre 2026 pour un scrutin qui devra porter à la tête de l’État le premier président du pays à gouverner sous ce nouveau système présidentiel approuvé par le référendum.
Par Africa24monde avec AA