L'UA ne soutient pas la candidature de l'ex-président sénégalais Macky Sall au poste de SG de l’ONU
Les États membres de l’Union africaine (UA) ont refusé de soutenir la ...
© Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU. Eduardo Munoz / REUTERS
Un dernier discours d’ouverture de l'Assemblée générale de l’ONU pour Antonio Guterres. Le secrétaire général sortant appelle à réformer le Conseil de sécurité et à accorder une place permanente à l’Afrique. Il plaide aussi pour une réforme financière mondiale.
L’actuel secrétaire général de l’ONU, dont le mandat se termine à la fin de l’année, a prononcé son dernier discours d’ouverture de l’Assemblée générale des Nations unies, mardi 22 septembre. Une intervention dans laquelle Antonio Guterres a défendu la vision d’un monde plus égalitaire, suggérant entre autres aux dirigeants du monde entier de réformer le Conseil de sécurité pour offrir à l’Afrique une place permanente à sa table.
«Au Conseil de Sécurité, une injustice historique persiste en refusant à l’Afrique des sièges permanents» a défendu le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres. Lundi, les ministres d’une vingtaine de pays africains discutaient de ce sujet avec les chefs de la diplomatie française et kényane.
L'ONU doit être réformée afin d'accroître la représentation de l'Afrique en son sein, a affirmé lundi son secrétaire général Antonio Guterres au Kenya. Ce dernier a fréquemment appelé à une réforme visant à offrir à l'Afrique et à d'autres régions du monde une meilleure représentation à l'ONU. Mais il a peu avancé, car cela supposerait que les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie, qui y disposent d'un droit de veto) acceptent de limiter leur propre pouvoir.
«Nous avons besoin de réformes plus profondes des institutions mondiales (...) qui reflètent le monde tel qu'il est aujourd'hui, et non tel qu'il était il y a 80 ans, et cela inclut le Conseil de sécurité, où une injustice historique persiste en refusant à l'Afrique des sièges permanents», a lancé M. Guterres lors d'une conférence de presse. Lundi, des ministres d'une vingtaine de pays africains discutaient de ce sujet avec les chefs de la diplomatie française et kényane, Jean-Noël Barrot et Musalia Mudavadi, à l'occasion d'un sommet Afrique-France ayant démarré à Nairobi, la capitale kényane. Interrogé par l'AFP sur une réforme dans un délai réaliste du Conseil de sécurité, Antonio Guterres a répondu que ce serait «difficile».
290 millions d’euros
«Mais il y a déjà quelques mesures allant dans la bonne direction», a-t-il ajouté, citant les efforts du Royaume-Uni et de la France pour limiter l'usage du droit de veto par les membres permanents dans des situations extrêmes, comme un génocide. «La réforme est absolument nécessaire, car avec les fractures géopolitiques auxquelles nous assistons, garantir la paix et la sécurité dans le monde actuel devient extrêmement, extrêmement difficile, et nous avons besoin d'un Conseil de sécurité efficace», a encore estimé le secrétaire général de l'ONU.
Antonio Guterres est actuellement au Kenya pour inaugurer des bâtiments et lancer les travaux d'une extension du complexe des Nations unies à Nairobi, où travaillent déjà plus de 4.000 employés onusiens, afin d'y transférer certains de leurs collègues actuellement basés à New York (États-Unis) et Genève (Suisse).«C'est un lieu moins coûteux que d'autres (...) C'est une bonne opération pour l'ONU», a-t-il souligné, le montrant des travaux étant estimé à 340 millions de dollars (environ 290 millions d'euros) par l'ONU. Les États-Unis ont fortement diminué leurs contributions à l'ONU sous la présidence de Donald Trump - en particulier celles liées à l'aide humanitaire - et menacent de nouvelles coupes pour qu'elle réduise ses coûts.
Par Africa24monde et AFP