Tchad: un fils du fondateur de Boko Haram arrêté avec cinq complices
Un fils du fondateur de Boko Haram a été arrêté il y a ...
© Un soldat tchadien de l'unité antiterroriste juché sur un véhicule, à la base militaire de Baga Sola, le 26 novembre 2025 (photo d'illustration). AFP - JORIS BOLOMEY
Au Tchad, l’armée est déployée depuis plusieurs jours dans la région du Moyen-Chari, non loin de la frontière centrafricaine. Mardi 13 janvier, des combats y ont éclaté, opposant les soldats tchadiens aux éléments rebelles du Mouvement pour la paix, la reconstruction et le développement (MPRD). Plusieurs morts ont été enregistrés des deux côtés.
Les affrontements à Korbol, au sud du Tchad, ont commencé en fin de matinée, le mardi 13 janvier. Selon Luc Beyam, secrétaire général du Mouvement pour la paix, la reconstruction et le développement (MPRD), les forces militaires se sont « introduites à Korbol par la localité de Néou ». Trois émissaires, deux sous-préfets et un chef de canton ont été envoyés sur place pour poser un ultimatum. Mais le mouvement rebelle les a retenus prisonniers.
Luc Beyam affirme que l’armée aurait « tenté, depuis samedi, d’encercler les hommes du groupe politico-militaire ». Mais une source proche des autorités affirme, quant à elle, qu’une embuscade aurait été tendue par les combattants du MPRD.
Les affrontements se sont poursuivis toute la journée, faisant plusieurs morts et plusieurs blessés dans l’armée tchadienne, comme du côté des rebelles. Contacté par RFI, le gouvernement n’a pas souhaité réagir pour le moment. Mais le secrétaire général du MPRD affirme qu’il y a « plus de casse du côté des soldats tchadiens ».
Ces affrontements interviennent après plusieurs mois de négociations entre les autorités et le MPRD pour la signature d’un accord de paix. Le but : voir le groupe rebelle rendre les armes.
Mais Luc Beyam explique que, malgré leur « volonté de maintenir un canal de discussion, le gouvernement tchadien n’a accédé à aucune de nos demandes ». Notamment celle de voir les forces militaires se retirer de la zone méridionale. Pour lui, « ces affrontements ont pour but d’exercer une pression afin que le MPRD signe une reddition sans contrepartie ».
Africa24monde avec RFI, correspondante à Ndjamena, Nadia Ben Mahfoudh