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© Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez
Des infox ont circulé, « associées à la fois à la Russie et à Israël, ainsi qu’à une extrême droite internationale », affirme Pedro Sánchez
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a pointé lundi le rôle de la Russie et d’Israël dans la diffusion de désinformation lors de la crise migratoire qui a frappé l’enclave espagnole de Ceuta, en Afrique du Nord.
S’exprimant sur la radio espagnole Cadena SER, Sánchez a affirmé que des informations mensongères avaient circulé sur les réseaux sociaux, « associées à la fois à la Russie et à Israël, ainsi qu’à une extrême droite internationale qui utilise toujours l’immigration pour attaquer non seulement l’Espagne, mais aussi l’Europe ».
Le chef du gouvernement espagnol a toutefois nuancé ses propos, soulignant que les phénomènes observés ne signifiaient « pas nécessairement » qu’ils provenaient directement d’un acteur étatique.
Sánchez a par ailleurs indiqué que les investigations visant à déterminer les causes de la crise migratoire de Ceuta se poursuivaient, tout en insistant sur le rôle joué par les fausses informations et la désinformation.
Selon lui, une décision de la Cour suprême espagnole a notamment été déformée avant d’être largement relayée sur les réseaux sociaux, y compris par des organisations criminelles impliquées dans le trafic de migrants.
Il a expliqué qu’une information selon laquelle toute personne entrant à Ceuta à la nage ne pourrait pas être expulsée avait circulé en ligne.
« C’est faux, mais cette désinformation a été utilisée et diffusée sur les réseaux sociaux », a-t-il déclaré.
Environ 72 000 personnes sont entrées irrégulièrement à Ceuta depuis le Maroc les 30 et 31 juillet, selon l’estimation officielle du gouvernement espagnol.
Cet afflux sans précédent a représenté, en l’espace de deux jours, un nombre de migrants presque équivalent à la population de l’enclave espagnole.
La crise a également suscité de vives critiques à l’encontre de Madrid de la part d’autres gouvernements européens. Un groupe de 22 pays de l’Union européenne a notamment estimé, dans une lettre ouverte, que la politique migratoire relativement ouverte de l’Espagne constituait un « facteur d’attraction ».
Africa24monde avec AA par Ben Amed Azize Zougmore