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© Le président américain, Donald Trump, annonce le Conseil de la paix pendant le Forum économique mondial de Davos, en Suisse, le 22 janvier 2026. © AP
Lors du Forum économique mondial de Davos 2026, Donald Trump a officialisé la création du "Conseil de la paix", une nouvelle organisation internationale qu'il présidera, visant à régler les conflits mondiaux, dont la reconstruction de Gaza. La charte a été signée en présence d'une vingtaine de dirigeants, marquant une restructuration majeure du paysage géopolitique.
Il s’agit du “Conseil de la Paix“, dont Donald Trump est président et membre à vie, selon les statuts.Pour être membre permanent, il faut être invité par Trump et payer 1 milliard de dollars.
Donald Trump sera le "premier président du Conseil de paix", dont les pouvoirs prévus sont très étendus : il est seul habilité à "inviter" d'autres chefs d'État et de gouvernement à l'intégrer et peut révoquer leur participation, sauf en cas de "veto par une majorité des deux-tiers des États membres".
Il peut se "désigner un successeur" à "tout moment" et ne peut être remplacé qu'en cas de "démission volontaire" ou d'"incapacité" constatée à l'unanimité du "conseil exécutif" de l'organisation, formé à sa propre discrétion.
Points clés sur le Conseil de la paix :
Cette initiative s'inscrit dans un sommet de Davos 2026 fortement marqué par le retour de Donald Trump et une réorientation des discussions multilatérales.
Une trentaine d’autre pays et organisations, comme la Chine, la Russie, le Vatican, l’Italie, l’Inde etc, ont été invités à adhérer, mais n’ont pas encore pris leur décision. En dehors du Maroc et de l'Égypte, aucun pays africain n’a été invité à cette nouvelle organisation de Trump.
Au quotidien, le "Board of Peace" du très belliqueux Trump sera dirigé par son beau-fils, Jared Kushner, le secrétaire d’Etat Marco Rubio, l’envoyé spécial au Moyen-Orient Steve Willkof, le criminel Tony Blair, le président de la banque mondiale Ajay Banga, le patron d’entreprise Marc Rowan, le haut-représentant pour Gaza Nickolay Mladenov et un conseiller de Trump, Robert Gabriel Jr.
Effectivement, il y a des pays qui paient 1 milliard de dollars pour être membre permanent d’une “organisation” où ils n’auront rien à dire. Le Shérif américain a créé son réseau où il intègre les pays amis, en parallèle aux Nations Unies.
"Le Conseil de la paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits", peut-on lire dans le préambule de ce texte envoyé aux États "invités" à y siéger.
Plusieurs alliés historiques des États-Unis refusent de soutenir un projet qui vise ouvertement à concurrencer les Nations unies. Conçu à l’origine par Washington pour mettre fin à la guerre à Gaza, le Conseil tel que prévu par la charte, outrepasse désormais le cadre du Moyen-Orient.
Des adhésions qui suscitent déjà des tensions.
Pour le moment, seuls 35 pays ont accepté de rejoindre le Conseil, sur les 60 qui ont confirmé avoir reçu une invitation. La liste officielle des membres n'a pas été transmise.
Le texte de huit pages critique d'emblée les "approches et institutions qui ont trop souvent échoué", dans une allusion claire à l'ONU, et appelle à avoir "le courage" de s'en "écarter". Il souligne d'ailleurs "la nécessité d'une organisation de paix internationale plus agile et efficace".
La Norvège et la France ont souligné le risque que le Conseil sape le rôle de l’organisation internationale.
Le siège permanent à un milliard de dollars
Ce nouvel ordre mondial version Trump ressemble à un club privé où l’adhésion se paiera au prix fort. Si la charte prévoit initialement que “chaque État membre exerce un mandat d’une durée maximale de trois ans”, cette limitation peut être supprimée en contrepartie d’une contribution d'un milliard de dollars.
Ce rôle prédominant dédié au président américain a de quoi refroidir de nombreux pays après ses coups d’éclat début 2026, entre l’enlèvement de Nicolas Maduro au Venezuela et les menaces d’annexion du Groenland.
Africa24monde Par Tinno BANG MBANG