Le Suprémaciste noir Kemi Seba arrêté en Afrique du Sud
L’influenceur anti-occidental, sous le coup de deux mandats d'arrêt internationaux ...
© Le Premier ministre Abiy Ahmed brigue un nouveau mandat
Les bureaux de vote ont ouvert lundi matin à travers l’Éthiopie, où plus de 50 millions d’électeurs sont appelés aux urnes. Dès l’aube, des files d’attente se sont formées dans plusieurs centres de vote de la capitale Addis-Abeba. Au pouvoir depuis 2018, le Premier ministre Abiy Ahmed brigue un nouveau mandat. Son Parti de la Prospérité (PP) domine largement la scène politique et détient déjà 96 % des sièges de la Chambre des représentants du peuple issue des élections de 2021.
En Ethiopie les bureaux de vote ont ouvert leurs portes ce lundi à l’occasion des élections législatives visant à renouveler le parlement du pays.
De longues files d’attente se sont formées devant plusieurs bureaux de vote de la capitale Addis-Abeba dès les premières heures.Une affluence précoce qui témoigne d’une mobilisation soutenue des citoyens venus voter. Les électeurs rencontrés sur place ont exprimé leur volonté de participer au processus démocratique et de soutenir les partis politiques qu’ils jugent les mieux placés pour relever les défis du pays.
« C'est la première fois que je vote. L'élection se déroule bien, elle est équitable. J'ai donc voté pour le parti qui, selon moi, sera le plus bénéfique pour ce pays. Eh bien, comme vous pouvez le voir, la file d'attente est bien organisée. Les choses sont exactement comme vous les voyez. Je pense que le parti vainqueur doit faire encore mieux que cela et servir de modèle exemplaire pour l’avenir. », a expliqué Bisrat Ketema, habitant d'Addis-Abeba.
« Par rapport aux élections précédentes, celles d’aujourd’hui sont différentes. Pour voter pour le parti qui, selon nous, sera le plus bénéfique pour nous, les gens sont sortis tôt ; nous nous sommes réveillés et sommes arrivés à 6 h 30. Nous avons pris place dans la file d’attente, prêts à voter pour le parti qui, nous servira.», a dit Tesfaye Eshetu, habitant d’Addis-Abeba.
Le scrutin est surveillé par des observateurs de l’Union africaine et de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD). Les résultats officiels sont attendus d’ici dix jours.
Le vote ne se tient pas dans la région du Tigré, toujours marquée par les conséquences du conflit qui a opposé les autorités fédérales aux forces régionales entre 2020 et 2022. Des affrontements se poursuivent également dans les régions de l’Amhara et de l’Oromia, où des groupes armés contestent le pouvoir central. Malgré les menaces de perturbation, les autorités électorales ont maintenu l’essentiel du scrutin. Les premiers résultats sont attendus dans les dix jours suivant la fermeture des bureaux de vote.
Une opposition divisée et affaiblie
Face au PP, l’opposition apparaît fragmentée entre plus de 40 partis et dispose de moyens limités. Le principal parti d’opposition, Ezema, ne présente des candidats que dans un peu plus de la moitié des circonscriptions en jeu. Plusieurs figures critiques du pouvoir sont absentes de la campagne, certaines étant en exil, emprisonnées ou écartées de la vie politique, selon des observateurs.
Par Africa24monde avec RSA